je me noie dans l'absence de mes désirs
dans le puis de ma douleur innapaisée
je me perd dans ce monde de souvenirs
dans cette obscurité où tu m'as laissé
je m'enfonce dans les dédales de ma pensée
dans le chemin aride et sordide de la vie
je m'isole dans l'absurdidé de la destinée
dans les demi-teintes qui ne sont pas unies
je m'effeuille dans la société indifférente
dans la misère des coeurs des mal-aimés
je m'éteind dans la pénombre des vivantes
dans l'abîme de mes sens à jamais refoulés
je m'égare dans les jeux de l'amour minute
dans mon vil esprit labyrintiquement clos
je m'aliène à des futilités de sens hirsute
dans ton absence, ce très lourd fardeau